Les Biens Communs et Internet (Essai)

Lorsque j’étais un jeune enfant, je me souviens que quand je regardais un DVD, il y a eu une pub qui expliquait que télécharger un film sur internet était illégal et du même acabit que voler une voiture, une télévision ou un sac. La pub se concluait alors sur les peines encourus pour le piratage illégal de film. Ce dont je me souviens, c’est aussi que ces pubs contre le piratage étaient sur des DVD pirates que nous avions à la maison.

Ces pubs qui étaient présentes partout se plaçait alors dans un contexte particulier. Enfin, elles ont commencé à apparaitre lors de l’expansion d’internet dans la fin des années 90 et le début des années 2000, le téléchargement illégal et le piratage à fait son entrée dans le monde, défiant alors toutes les lois sur le copyright qui existait et la pub dont je parlais précédemment démontre bien la véritable croisade des gouvernements envers le téléchargement illégal. Surtout que c’est une pub américaine à la base, qui a été réutilisé par la France, prouvant une prise de conscience du problème que représentait le piratage outre Atlantique, avant le vieux continent. Mais, force est de constatée que presque vingt ans après, avec l’explosion d’Internet, les gouvernements et celui français ont été totalement dépassé par le phénomène et sont impuissants face à ce qui se passe sur Internet, qui ne se cantonnant pas au film, voit une véritable explosion du piratage de tout matériel culturel, allant des images, aux livres, aux musiques. Tout est devenu accessible à tout le monde partout grâce à internet, bafouant toutes les lois de la propriété privée, du copyright, mais permettant une mise en commun de la culture et du patrimoine, tout cela devenant des biens communs, appartenant à la masse des utilisateurs d’internet.

En quoi Internet permet-il la mise en commun des biens culturels au-delà des lois humaines ?

Il s’agira de voir dans premièrement, les différentes règles et lois qui existe sur la propriété intellectuelle, particulièrement sur Internet, il s’agira ensuite de s’intéresser à ce qui se passe de fait sur Internet.

1) Législation de la propriété

Avant de s’intéresser à la mise en commun stricto sensu que permet internet, il est très important de voir avant les lois qui encadre cette propriété privée sur internet, pour pouvoir voir avec une précision accrue, ce que permet internet et les détournements de ces lois.

A) La LOI n° 92-597 du 1er juillet 1992

La principale loi qui régule les droits d’auteurs, c’est la loi numéro 92tiret 59 du 1 er juillet 1992 qui est alors appelé code de la propriété intellectuelle qui est la base même de la propriété privée en France, sur la propriété industrielle et la propriété littéraire ou artistique. Cet ensemble de loi est censé protéger la propriété avec tout un ensemble de corpus de loi, mais présentant aussi les peines encourus, pouvant aller jusqu’à 300 mille euros d’amende, 3 ans d’emprisonnement pour empêcher fixation, reproduction et communication de créations intellectuelle, c’est l’article 335-4. Composé de plusieurs livres, se distinguant en deux catégories, pour propriété littéraire et industriel comme vu plus haut, cela dresse le statut des droits d’auteurs, leur exploitation, les paiements. Nous ne parlerons au long de notre étude pas que de propriété artistique et littéraire, mais aussi de propriétés industrielles, car sur Internet, ces deux types de propriétés sont représentés. Notre limite sera le contenu dit « culturel ». Profitons-en aussi pour dire que la propriété intellectuelle et la création ne sont pas garantis qu’en France, mais bien de manière quasiment mondiale grâce à la convention de Bernes, signé par 171 pays et par tout les pays les plus développé, attestant d’une problématique centrale et mondiale de protection de la propriété intellectuel dans un monde aussi mondialiser que le nôtre ou l’information peut désormais circuler très rapidement grâce à Internet.

C) Hadopi, la sanction ?

               En effet, il existe des organismes créer par l’état pour limiter le téléchargement illégal et le piratage de différentes ressources numériques. C’est Hadopi, comme « Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet » qui se porte alors comme garant la diffusion de cette œuvre en limitant les actes illégales, c’est la continuité même de la loi nᵒ 2009-669, elle vise avant tout à limiter et à mettre un terme aux partages de fichiers en pair à pair lorsque ces partages se font en infraction avec la législation sur les droits d’auteur. Pour faciliter la définition, c’est ce qui limite le piratage en France, en tant que détournement de contenu culturel payant, qui est ainsi acquis de manière gratuite, bafouant les lois sur la propriété privée et le copyright. Cet organisme qui a été entériné dans la constitution française possède alors un éventail de peine contre le piratage informatique. Allant d’amende de 1500 euros, jusqu’à une coupure pure et simple de la connexion internet. C’est ce qu’on pourrait voir comme ce qui est sensé réguler un mouvement de mise en commun des biens sur internet, on se rends alors bien compte que c’est quelque chose qui est fait en dehors du cadre légal.

2) Les autres statuts de la propriété

Mais, la propriété sur internet dispose de plusieurs statuts différents qui jouent eux aussi un rôle dans la mise en commun des biens culturels sur internet, en partis avec le piratage, mais pas seulement.

A) Le libre de droit

Il existe un type de contenu qui est plutôt répandu sur la toile, c’est ce qu’on appelle vulgairement, le libre de droit : un contenu gratuit, non copyrighter pouvant être utiliser par tous tout le temps sans contrepartie financière. C’est accessible par tous sans restriction et est un premier pas dans la mise en commun des biens via internet, produire quelque chose de non copyrighter, c’est offrir quelque chose qui appartiendra à tous, qui seras partager. La seule limite à ce libre de droit est l’utilisation qu’on en feras. La limite est donc avant tout moral, si quelque chose n’est pas copyrighter, s’approprié le mérite et la création, voir même monétiser un contenu libre de droit n’est pas illégal, mais est réprimé par la communauté des utilisateurs. Cependant, utiliser une partie du contenu libre est tout à fait légal, c’est pour cela que certains créateurs utilisent des musiques et images libre de droit pour argumenter leur propos et ne pas seulement se reposer dessus. Dans le cas d’un abus, on est alors dans le cadre d’une vindicte populaire qui règle ces problèmes elle-même en dehors de la loi. Mais, il existe un second libre de droit, qui n’est pas présent que sur internet, mais dont la diffusion via le web est assez spectaculaire, c’est ce qui tombe dans le domaine public, en effet, au bout d’un certain temps, les œuvres culturelles tombent dans le domaine public, quand leurs auteurs sont morts et vont alors voir leurs créations, ne plus être restreint par la loi, en France, c’est 70 ans après la mort des auteurs. C’est le cas des grands classiques littéraires, tel Les Misérables, Bel-Ami qui ne sont plus soumis aux lois des copyright et rentre ainsi dans le domaine du libre de droit. Et via Internet, il est très simple d’accéder à ce contenu, en quelques clics, il est aisé de trouver une version pdf d’une œuvre comme Bel-Ami. Cela marche aussi pour la musique et les films. De ce fait, le lac des cygnes ou Casse-Noisette de Tchaikovski, véritable classique de la musique classiques sont eux aussi libre de droit. Ce passage dans le domaine public à lieu pour tout œuvre culturelle auparavant copyrighter (donc, la peinture, l’utilisation de l’image et non  pas, le bien originel), encore une fois, Internet permet la diffusion de ces œuvres.

B) Les non-libre de droit

Et du coup, s’il existe un contenu libre de droit, il existe aussi un contenu non-libre de droit avec ici, de grandes différences de statuts. On pourrait penser naïvement que le non libre de droit ne se limite qu’à quelque chose qu’on doit payer pour avoir accès. Prenons l’exemple d’un film, qu’on achèterait pour le regarder, que ce soit sur une plateforme en ligne type canal+, amazon prime etc. Mais, les choses sont bien plus vastes que cela et nous allons ici lister quelques exemples, tout en essayant d’être assez exhaustif. Le premier exemple que nous allons prendre, c’est Youtube, les plateformes comme Youtube qui propose un contenue visionnable « gratuitement », car au final, la rémunération est la visionnage des spectateurs qui regarde des pubs, les vidéos présente rentre dans la cadre de ce contenu non libre de droit et le contenu est soumis à des droits d’auteurs très souvent, bien que ce ne soit pas forcément le cas et que voler le contenu produit est illégal, mais quelque chose est cependant proposer gratuitement quelque chose. On pourrait voir que malgré les droits d’auteurs, vu que les vidéos sont visionnables par tous, on pourrait ajouter la base de donnée des plateformes de vidéos en ligne comme bien communs de la communauté utilisatrice d’internet. Mais, Youtube garde un côté très peu professionnel et très authentique. Il existe certaines personnes, de professionnel qui peuvent aussi proposer un contenu gratuit sur internet, contenu copyrighter, mais visionnable par tous, le prix pour finir pourrait être les cookies, mais c’est très minime comme source de revenu. Pour cette catégorie, citons un exemple français. Le studio d’animation BobbyPills qui propose gratuitement sur leur site la série d’animation Peepoodo and the Super Fuck Friends, qui bien que ne pouvait pas être visionnable par tous à cause d’une limite d’âge, c’est un produit professionnel qui est ainsi proposé gratuitement. La dernière autre chose que nous pouvons notifier, c’est le droit d’exploitation des images, qui permet d’acheter une image pour l’utiliser à des fins commerciales ou personnelles. C’est là, la plus grande différence entre le non libre de droit et le libre de droit, l’obligation de payer des droits d’exploitation ou payer pour avoir accès, sachant que le paiement peut être de diverses natures. Pour l’anecdote, certains sites comme jeux-vidéos.com propose de payer un abonnement contre les cookies. Il y a une tentative de monnayer un contenu gratuit ou presque.

3) Internet, une zone de Non-droit ?

Mais malgré ce corpus juridique et ces statuts différent, le résultat est là, la mise en commun des biens culturels non libre de droit à lieu de manière illégal continue, les gouvernements ne peuvent rien faire, Internet apparaît comme une zone de non droit qui se régule d’elle-même, sans intervention extérieure ou presque.

A) Des gouvernements dépassés

Mais, malgré tout cela, malgré Hadopi et tout les efforts mis en œuvre pour empêcher le téléchargement illégal, les gouvernements sont incapables de faire quelque chose. Hadopi est remis en cause de partout depuis sa création et le gouvernement va bientôt statuer pour voir sa disparition. Preuve que c’est un organisme aux grandes ambitions, mais que contre une utilisation aussi massive d’internet qu’elle l’est en France, le gouvernement est bien en peine de pouvoir contenir ce flot. Il est très clair alors que le gouvernement français est incapable de faire quelque chose contre les téléchargements illégaux de partout tout le temps sur internet. Cela amène une banalisation du piratage qui est ce qui permet la plus grande mise en commun des biens sur Internet, il est piraté et partager partout, les plateformes comme Zone Téléchargements existent toujours, permettent des téléchargements facile et rapide et surtout, le catalogue proposé est avantageux et peux permettre l’accession à certains contenu non présent en France. Prenons l’exemple d’un jeu vidéo sortis aux Etats-Unis, mais jamais en Europe, comment faire pour y jouer ? Si ce n’est télécharger de manière illégale le jeu sur un émulateur pour pouvoir y jouer ? le piratage est là pour faciliter l’accession au contenu et s’est généraliser. Et finalement, tout le monde est incapable de maîtriser cette formidable vitalité sur un internet qui met en commun toute les ressources culturelles à disposition. Il faut accepter un risque lorsqu’on est sur Internet, c’est que tout ce qu’on poste, puisse être détourner de son contexte et soit approprié par la communauté utilisatrice. Toute personne qui poste du contenue sur Internet prends le risque d’être dépossédé de son contenu. C’est un des effets pervers, mais ce n’est pas le seul. 

B) La collectivisation capitaliste

Personne ne sera réellement étonné si je dis qu’Internet est un lieu ou le capitalisme est roi et ou faire de l’argent est un combat de tous les jours, en utilisant les cookies, en demandant des abonnements. Internet est le Royaume de l’argent, encore plus avec les cryptos monnaie, tout le monde veut se faire de l’argent. Et dans ce cadre-là, nous observons quelque chose de très paradoxal, malgré le capitalisme ambiant, il y a une mise en commun des biens culturel, une gratuité de ce qui ne l’est normalement pas, telle que les musiques, les jeux vidéo, les films qui deviennent d’un coup, accessible par la mise en commun par tous pour tous des biens, par un piratage massif par tous. C’est une collectivisation qui a lieu dans un milieu capitaliste et qui s’étends et se développe au mépris de toutes lois humaines. Il y a un effet pervers à cette mise en commun, c’est qu’on habitue alors l’homme à avoir accès à du contenu gratuitement, le poussant alors à pirater plus, pour ne pas avoir à payer ce contenu qu’il peut avoir gratuitement. La gratuité est une composante importante sur internet, couplé à l’accès par tous, nous arrivons à ce que nous pouvons appeler un bien commun, car accessible à tous gratuitement. Et c’est quelque chose de très dangereux pour le contenu de l’art ça. Imaginons un petit artiste, musicien qui travaille dur pour produire des musiques, qui a son petit succès, mais que tout le monde écoute ses chansons de manière pirater, comment peut-il continuer de survivre et vivre de sa passion ? C’est un effet pervers qui peut avoir lieu pour tout, on est dépossédé de ce qu’on fait, on ne tire aucun bénéfice de son travail. Et lorsque le piratage ne touche pas les grosses firmes, telles celles du jeu vidéo, des petits artistes eux, ont besoin de revenus pour survivre.

4) Un relatif triomphe de la propriété privée

Et c’est dans ces conditions qui peuvent être très dur, que ces dernières années, c’est développé quelques choses qui convient à tous, autre chose que l’achat unique de musique, de jeu vidéo, de film : les abonnements qui représentent alors l’avenir.

A) Les grosses plateformes

Netflix est probablement la plateforme la plus connue au monde, la plus médiatiser et à pousser de nombreux concurrents à reprendre sa formule, ainsi, Amazon Prime Vidéo, Disney+ sont des exemples de plateforme de streaming ou on paye un abonnement pour avoir accès à un catalogue énorme de film, de série, de documentaire pour une somme qui par mois, est inférieur au prix d’un DVD sur le marché. Et le succès de ces plateformes démontre bien une chose : que le piratage à de mauvais jour devant lui. Car, l’audiovisuel n’est pas le seul domaine touché, la musique l’est aussi avec Deezer, Spotify qui permettent via un abonnement d’avoir accès à un stock de chanson et musique immense. Le triomphe de ces entreprises et plateforme va de pair avec une baisse du piratage.  L’être humain aime la facilité et la praticité et le piratage permettait une base de données de bien commun l’arrangeait tant qu’il n’y avait pas d’offre pouvant l’égaler. Mais, Netflix et Deezer sont des exemples de praticité, n’obligeant pas à aller sur des sites obscurs ou on risque de se faire pirater soi-même à chaque fois, à chaque icône. Qui est pris qui voulait pirater. On pourrait avoir ça comme un triomphe du capitalisme et la fin du piratage et de la base de données créer et alimenter par les utilisateurs d’internet, mais c’est bien plus complexe que cela. Car ces plateformes permettent un juste respect du travail de l’artiste derrière et une facilité d’utilisation, permettant de retourner dans un cadre légal et sécurisé.

B) La persistance du piratage

Mais, il ne faut pas s’y tromper, le piratage persistera toujours, que se soit pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des abonnements ou pour ceux qui n’ont pas envie de payer ou simplement pour ceux dont le contenue est indisponible en France légalement. Il y a juste l’attente de solution viable légalement pour remplacer les solutions parfois périlleuses que permettent Internet. Et vu la difficulté à pouvoir combler les trous que produisent le piratage avec des offres intéressantes pour les utilisateurs, le piratage et la mise en commun n’est pas terminé. A-t-on vraiment besoin d’avoir tout gratuitement pour considérer que les biens qu’on regarde et qu’on a entre les mains pour forcément considérer que cela fait partis des biens communs de l’humanité ? La praticité n’est elle pas plutôt la première des conditions et la plus viable ? Car la mise en commun des biens est un processus d’entraide assez formidable, mais encore faut-il que celui-ci ne lèse pas les petits artistes et créateurs de contenu. Il faut évidemment une limite au piratage, parce que de toute façon, quel mal à payer un peu pour quelques contenu, lorsqu’une infinité de gratuit existe à côté ? Il faut un juste milieu.

Conclusion :

Pour finir, la question des biens communs sur Internet est très complexe et très longue et amène d’autres questions, que malheureusement nous n’avons pas le temps de traiter aujourd’hui. Ce qu’il faut retenir ? C’est qu’Internet est un lieu de mise en commun incroyable qui permet une diffusion des biens culturelles en tant que bien commun, et cela malgré un grand nombre de statut spécial des œuvres et contenu présent sur la toile, tous rendu commun et gratuit ou presque via un piratage qui a été massif au début du millénaire et à la fin du dernier, mais qui est de plus en plus petit, dépassé par des plateformes avantageuses et pratique, alors même que le piratage avait dépassé les lois des pays, surtout les droits d’auteurs, des société privée dépasse elles aussi ce piratage.

La mise en commun des biens culturels est un processus naturel sur Internet, chacun amène sa petite touche qu’il rend libre de droit, qui permet d’agrandir les horizons de tous les utilisateurs d’internet et tandis que la loi permet l’arrivée d’anciennes choses auparavant privés dans le domaine publique, dont la diffusion sera forcément favorisée par Internet et sa communauté multi-connecté. Il n’y a pas à râler que tout le contenu sur Internet ne soit pas gratuit ou un bien commun, parce que certaines personnes doivent vivre de cela, cependant, il ne faut pas oublier qu’il existe une infinité de contenu gratuit faisant office de bien commun de visionnable et utilisable, payer pour d’autres contenu n’est pas un mal, mais permet de garder un art vivifier et vivant.

Reze, la bombe de CSM

J’aime beaucoup Chainsaw Man et mon envie d’écrire sur cette œuvre ne se tarit pas, peu importe le temps qui passe et même si la première partie est terminée et que je me sens tel un drogué Porte de la Chapelle désormais sobre. J’aime Chainsaw Man et cet œuvre ne cesse de me fasciner tout autant que l’œuvre de Fujimoto.

Il existe comme dans tout œuvre une guerre de Waifu et même si j’ai été friand de cela, le débat sur qui est la meilleure parmi tous les personnages féminins me paraît un peu vide de sens et d’utilité, car il y a tellement à dire et pourtant si peu est dit, restant à la surface de choses. Je trouve personnellement ça dommage et décevant et c’est pour cela, que désormais, je vais essayer de rendre hommages aux personnages d’une bien meilleure manière.

J’ai déjà un article en préparation sur Makima et Power et je peux sans problème leur donner à chacune leur lettre de marque en tant que personnages incroyables. Mais, que dire des autres personnages féminins qui sont eux aussi prit dans cette guerre absurde de Waifu ? Que dire d’Himeno, Reze, Kobeni ? Himeno ayant déjà été traité par Chiron sur Twitter, alors je parlerais égoïstement de celle que je préfère et qui possède bien des qualités à la fois en tant que personne, mais aussi en tant que personnage.

Parlons aujourd’hui de Reze. Je précise ici, mais cet article spoilera toute la partie 1 de CSM, soyez donc à jour dans les chapitres pour ne pas vous faire gâcher l’œuvre. Reze est un personnage secondaire de Chainsaw Man qui apparaît dans le tome 5 et possède le rôle d’antagoniste principale d’un arc et personnage principale de son propre arc, arc qui avait mis de côté Power et Makima, pour ne laisser que Denji, ce bon vieux Denji avec ce personnage. Nous allons étudier l’évolution et la vision qu’en a le lecteur chronologiquement, en commençant par son apparition. Reze est une jeune femme de seize ou dix-sept-ans, apparaissant comme peu sérieuse, elle travaille dans un café, c’est une personne tactile, un peu vulgaire sur les bords et clairement attiré par Denji. Et ce dernier en tant que protagoniste plus proche du chien que de l’homme, ne va pas tarder à voir sa libido explosée par une fille clairement aussi proche de lui. Reze se remarquera par son rentre dedans à Denji, qui lui kiffera ça et tentera au mieux de se rassurer en disant qu’il aimait Makima, mais avec plus où moins de difficulté, vu les bonds de géant qu’il arrive à faire avec elle. Allant de nuit dans une école avec elle, il ira même se baigner avec elle, la voyant nue. Se sera la première femme qu’il verra nue et Dieu sait que Denji aimera ça (qui n’aimerait pas ça ?). Se créer alors dans son corps, les prémices d’un amour. Mais, c’est durant cette visite dans une école, avec tant motivée par l’envie de Reze de faire de Denji un garçon normal, que tout va changer.

Jusque-là, le lecteur ne pouvait qu’aimer Reze, mignonne, un peu entreprenante, étant la seule personne se souciant réellement de la vie de Denji, Reze avait tout pour plaire. Elle n’arrivait pas à concevoir qu’un jeune homme comme lui soit traité comme un vulgaire animal et utilisé jusque sa mort en suive. Et cela, ne pouvait que toucher Denji, qui fatalement à cause de ses lacunes sentimentales tombera amoureux d’elle peu à peu, croyant répondre à l’amour qu’il lisait en elle, pour lui, car c’est à cet instant que tout se complexifie : nous commençons à douter de qui est Reze et quels sont ses sentiments. Car, alors qu’un assassin meurtrier a pour but de s’occuper de Denji, aidé du Démon Ouragan, il va prendre en chasse Reze pour faire souffrir Denji en la tuant. Mais manque de bol pour lui, Reze va le maîtriser et le contrôler et alors qu’elle l’étrangle avec une facilité déconcertante, le démon ouragan va la reconnaître tandis qu’elle commence à parler en russe. Nous découvrons ici que Reze n’est pas une personne lambda et la raison de sa présence aux côtés de Denji devient un peu plus… intrigante. C’est un grand choc, car comme Denji, nous avons été dupés, nous ne connaissions pas si bien Reze que cela. Nous savons, nous lecteur, mais Denji lui l’ignore.

C’est à ce moment-ci qu’à l’occasion d’un festival, Reze va proposer à Denji de s’enfuir avec elle pour le sauver. Denji va alors refuser parce que finalement, sa vie se passe bien et s’améliore et que si on le retrouve on le tuera, il est toujours finalement traité comme un chien. Reze va objecter qu’elle l’aime. Denji ne sait pas vraiment quoi répondre, mais réponds néanmoins aux sentiments de la belle Reze. Et alors qu’elle accuse Denji d’aimer quelqu’un d’autre, elle va embrasser Denji. C’est là, le premier baiser de Denji sous un magnifique feu d’artifice, une scène absolument magique…

Jusqu’à ce qu’elle lui morde la langue et l’arrache. Sans perdre une seule seconde, elle va l’égorger et lui trancher la main pour l’empêcher de se transformer en Chainsaw Man. Même après lui avoir fait ça, Reze va l’embrasser de nouveau et lui demander de lui donner son cœur. Elle garde alors une certaine douceur et le doute sur ses motivations n’est plus là, elle en veut à Pochita, le démon tronçonneuse, le cœur de Denji, mais elle semble néanmoins toujours amoureuse de lui, il est clair qu’elle aurait pu le tuer, mais en gardant cette manière douce avec lui, alors, le doute sur ses sentiments est permis, elle semble vraiment sincère . Denji ne peut alors survivre que grâce à Beam qui le sauvera. C’est à ce moment-ci que Reze dévoilera son réel visage, comme Denji et Samouraï Sword elle est capable de se transformer en démon en ayant vendu son cœur (probablement, le côté spécial de Denji était qu’il est un humain a qui un démon a offert son corps, Samouraï Sword disant selon mes souvenirs que lui avait offert son cœur à démon) au démon bombe. Reze obtient ainsi le titre que certaines lui attribuaient déjà : une bombe, mais littéralement.

Reze démontre alors une force et une puissance colossale et légendaire, elle anéantira à elle seule plusieurs sections de la Sécurité Publique, massacrant les Deveil Hunter avec une facilité effrayante. Elle est inarrêtable et personne ne fait alors le poids contre elle. Son endurance et sa maîtrise de ses pouvoirs est effrayante. Elle est rapide et précise, nous sommes devant la menace la plus importante. Car même si Ghost, Samouraï Sword étaient puissants, Reze en tant que démon bombe est à un tout autre niveau.

Alors que Denji se rétablit, alors il est énervé, ce qui est assez rare pour être remarqué, Denji est énervé, car il se rends alors compte que toutes les gonzesses autour de lui veulent son cœur de tronçonneuse, mais personne ne l’aime pour lui. On sent ici une fracture dans le cœur de Denji qui aimerait juste être aimé. Mais, Reze rétorquera alors qu’elle l’aime sincèrement et réellement. Mais, Denji ne cède pas et refuse de partir avec Reze. En apprenant que Denji aime aussi Makima, Reze abandonne ces sentiments pour Denji et décide de le tuer. A ce point de l’histoire, savoir si les sentiments de Reze sont réels ou non est difficile. Car elle aurait tout aussi bien pu se rendre compte (spoil dernier arc), que Makima en tant que démon de la domination le maintient sous son emprise. La véracité de ses paroles et donc à prendre avec des pincettes. Mais, vu ce qu’elle a dit avant, au moment de venir avec elle, ne semble pas trompé, elle semble l’aimer, à moins qu’elle ne manipule. Cependant, au chapitre 50, le narrateur précise que les deux amoureux sont face à face, la thèse de l’amour tient de plus en plus.

Cela nous permet ainsi de développer une rapide pensée, Reze préfère voir Denji mourir qu’entre les mains d’une autre femme (encore plus quand c’est Makima), on peut donc en déduire qu’elle est du genre jalouse et folle amoureuse. Mais aussi qu’elle est capable de mettre ses sentiments de côté pour faire ce qu’elle doit faire, encore plus quand c’est l’URSS qui l’envoie pour le cœur de Denji. Elle possède assez de force mentale pour tuer son amoureux pour des personnes qui l’utilisaient comme une arme. Reze devait souffrir, mais était aussi résignée, Reze est forte, on le comprend à ce moment-là.

Pour en revenir à la suite chronologiquement, ainsi débute l’affrontement entre Reze et Denji. Combat où Denji se fait littéralement atomiser et qu’il comprend que son pouvoir n’est pas à la hauteur de celui de Reze. Mais Denji, arrivera par ruse à battre Reze. Le combat n’est pas très intéressant quand au développement de Reze, à part qu’elle est impitoyable avec Denji et qu’elle est prête à le tuer.

Denji ayant battus Reze va l’épargner et la garder en vie. C’est à ce moment-ci que Reze déclare qu’elle a mentis tout ce temps et qu’elle ne l’aimait pas. Cela sonne un coup dur pour Denji. Reze part alors, mais Denji décide de la suivre, s’en foutant si c’est une meurtrière, ses sentiments à lui étant sincère pour elle. Il semble de plus en plus que Reze ait mentis pour le manipuler et que du coup, elle était prête à tout pour ramener le démon tronçonneuse à ses patrons. Reze l’enverra au tapis et disparaîtra dans l’horizon alors que Denji hurle de l’attendre. Elle ne l’écoutera pas et juste avant de disparaître, Denji hurlera qu’il l’attendra au café où elle travaillait. Denji assume sa nature stupide et ne renie pas ses sentiments, il aime Reze et ne veut pas la perdre. Peu importe qui elle est, Denji en bon chien, reste fidèle.

S’ensuit une suite de page où l’histoire de Reze est dévoilée, son origine russe, cobaye d’expérience horrible. Et alors qu’elle s’apprête à disparaître dans un train et fuir, en voyant une fleur elle se rappellera sa première rencontre avec Denji et décidera alors de faire demi-tour. Se peut-il qu’elle l’ait vraiment aimé ? Ou alors qu’elle ait découverte qu’elle l’aimait ?

S’en suit une scène ou Reze s’apprête à rejoindre Denji, mais elle se fait arrêter par Makima et le démon ange qui vont alors la frapper. Elle ne pourra rien faire, ni se transformer en bombe. Elle est acculée, ne pouvant rien faire. Nous apprenons alors que depuis le début, elle était regardée et espionnée par Makima pour ce qu’elle faisait avec Denji, elle n’as alors été qu’un jouet entre ses mains. Et viens alors, le clou final de son développement, son dialogue intérieur, son dernier dialogue :

Elle se parle à elle-même, se demandant pourquoi elle n’avait pas tué Denji dès leur rencontre. Et commence à parler à Denji dans sa tête et avoue qu’elle n’est jamais allée à l’école, démontrant qu’elle lui avait menti depuis le début. Elle meurt alors comme ça, par terre, sans avoir pus revoir Denji qui attendait là, un énorme bouquet de fleur en main, en souvenir de leur première rencontre.

Reze voulait elle aussi vivre une vie normale, être une adolescente, ne pas être une arme. Elle a réellement et sincèrement profité de Denji. Et vu qu’elle s’était décidée à le rejoindre, il est probable qu’elle ait eu des sentiments pour lui. Mais avec sa mort, Denji ne le saura jamais, alors que pour la première fois de sa vie, une fille était amoureuse de lui. Ce n’est ni Makima, ni Power qui l’ont aimé, c’est bien Reze.

S’ensuit deux pages où tout fait penser à Reze dans la vie de Denji, mais il surmonte son chagrin bien vite quand Makima réapparaît dans sa vie. Denji démontre sa nature inhumaine, la mort des autres ne lui fait rien, la disparition non plus, il se remet facilement et tout le monde peut remplacer tout le monde dans son cœur. Ainsi, même si la place de Reze avait été importante, elle disparut bien rapidement dans l’oubli, ce qui était bien triste pour la seule personne qui avait aimé Denji pour lui-même. C’est là, un destin tragique, la seule personne qui l’avait sincèrement aimé, était la plus grosse girouette du monde et dénué de véritable cœur.

Nous apprendrons au chapitre 86 qu’elle n’était pas morte, mais était désormais lié à un pacte par Makima, n’était plus la Reze que tout le monde aimait. Ce n’est désormais que l’ombre d’elle-même, ayant un semblant de volonté, mais devenus une arme pour l’éternité, sous les ordres du démon de la domination. Denji ne la reconnaîtra même pas, car il était possédé par le démon Tronçonneuse. L’affrontement se termine avec la défaite de Reze facilement.

Un second affrontement à lieu quelques chapitres plus tard, Reze est toujours sous la domination de Makima, mais elle toujours en vie. Elle se fera battre sans trop de difficulté contre un Denji qui cette fois maîtrise ses pouvoirs à ses pleins potentiels. Pour finir, nous ne savons pas vraiment si Reze est morte, ou si elle a été libérée de l’emprise de Makima à la suite de sa mort.

J’aimerai beaucoup revoir Reze dans la seconde partie, mais je n’y crois pas trop, pour finir, elle n’aurait plus rien à offrir à Denji, si ce n’est son amour qu’elle a développé pour lui. La voir surmonter ces regrets et pouvoir vivre une vie normale avec Denji serait incroyable, mais peu probable. Nous sommes dans une œuvre de Fujimoto, les happy end n’advienne pas comme cela. Cependant, vu que le prochain arc est l’arc de l’école, probablement, alors il y a peut-être un espoir qu’on entende parler de Reze, se serait intéressant, la personne n’a pas fini de faire parler d’elle. Je n’y crois pas trop, mais l’espoir fait vivre comme on dit.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici, j’espère que mon raisonnement aura été clair et redonnera ses lettres de noblesses à Reze, sur ce, à la prochaine, avec un nouvel article encore mieux écrit.

C’était Sphinx, votre fidèle serviteur!

Akame ga Kill? De la merde ou du génie?

Je ne vais pas répondre à cette question, parce que je vais juste vous motiver à simplement aller lire le manga, si vous voulez mon véritable avis, faudra patienter les moches!

Red Eyes Sword | Akame ga Kill présentation:

                Quel manga à autant fait parler de lui dans les années 2014 en France que Red Eyes Sword ? Scénarisé par Takahiro et dessiné par Tetsuya Tashiro. C’est un manga initialement publié chez Square Enix au Japon, c’est Kurokawa qui nous fait le plaisir de le licencier dans nos vertes contrés. A la frontière entre le Shonnen et le Seinen, Akame ga Kill- Red Eyes Sword est une œuvre tout à fait superbe dans l’industrie du manga au pays du soleil levant.

                L’histoire débute avant Takumi et ses deux amis Ieyasu et Sayo, un groupe de jeune gens issu des compagnes, ils rêvent de faire fortune à la capitale en devenant des soldats pour le bien de leur Empire ! Mais, ils découvriront un environnement corrompus, ou le mal règne. Rapidement, Takumi est séparé de ses amis, lorsqu’il les retrouvera, ceux-ci auront été torturé à mort des nobles de la capitale. En même temps que cette funeste découverte, Tatsumi sera témoin de l’attaque du Night Raid sur la demeure des dits-noble, le Night Raid est un groupe d’assassin cherché dans toute la capitale. Tatsumi finira par exécuter l’assassin de feu ses compagnons de voyage avant de rejoindre le  Night Raid, avec une envie, venger véritablement ses amis et combattre l’Empire à la racine du problème, l’Empereur. Enfin, l’Empereur n’est qu’un homme de paille, un simple pantin, un enfant manipulé par le véritable dirigeant de ce pays, le Premier Ministre Honest, un homme cruel et impitoyable, c’est lui le véritable coupable de tous les maux de la capitale. Commence ici la quête de Tatsumi et ses nouveaux camarades du Night Raid, prêt à renverser le régime en place pour instaurer un régime juste et équitable.

                Personnellement, je trouve que Red Eyes Sword est une œuvre très bonne à bien des égards. Et je le tiens en très haute estime dans mon cœur et cela, parce que de nombreuses qualités jonchent cette œuvre.

                Les personnages sont tous différent, qu’ils soient issus des protagonistes ou des antagonistes et tous s’inscrivent dans une logique bien définis qui n’est pas manichéenne, ce qu’on pouvait redouter suite à la lecture du synopsis. Tout d’abord les personnages, outre le Night Raid qui est un groupe d’assassin, certes qui se bat pour le bien, il ne faut pas oublier que ce sont des criminelles qui assassinent, trahissent, tuent sans états d’âme pour le bien de la nation. Je peux, on ne peut pas  les mettre innocemment dans le groupe des gentils ou des méchants, leurs motivations sont admirables, mais leurs méthodes sont cruelles. A l’intérieur même du Night Raid, se trouve de nombreux personnage tous très différent, entre Bulat, le quasi grand-frère ultra viril, Akame, l’épéiste émérite, paraissant froide mais cachant un cœur tendre… Tous les personnages du Night Raid sont des personnes capable et différent les uns des autres. D’un autre côté, les antagonistes du Night Raid, du côté de l’Empire, les Jaeger sont dans exactement le même cas et ne sont pas tous des monstres cruels et assoiffés de sang. Chacun à des motivations qui leur sont propre et encore une fois, ce n’est pas une lutte manichéenne. Car même si le Night Raid cherche à changer les choses de l’extérieur, les Jaeger et certains de leur membre, cherchent eux à réformer l’Empire de l’intérieur, c’est le cas par exemple de Ran. Bref, les personnages sont un gros point fort.

                Pour rester globalement dans le thème des personnages, il est, je pense, plutôt important de parler des personnages féminin, car malgré que nous soyons dans un cas très classique de Shonnen et malgré la tendance des auteurs à peut-être dévêtir ses personnages féminin et même si c’est le cas ici, le fan service et même la nudité est très  bien gérer et je n’ai pas de souvenir d’une fois ou la nudité m’est frustré et fait sortir de l’histoire. Même lorsque nudité partielle il y a, cela s’inscrit toujours dans une logique et  non pas dans la volonté absurde de montré des filles dévêtus juste parce que ça fait vendre et que le public sera heureux après (bon après, lorsqu’il y a nudité, ça fait aussi évidemment plaisir au lecteur). Et dans ce cas-là, les personnages féminin sont fort, pour la majorité, elles sont même plus forte que les hommes. Par exemple, Esdeath et Akame sont tout bonnement incroyablement forte et certains autres personnages font pâle figure par rapport à elle. Et c’est magique, un manga destiné à un public majoritairement adolescent et masculin qui se permet de mettre des femmes puissantes, c’est une petite bouchée d’air frais dans un genre ou la masculinité règne.

                Autre point fort de l’œuvre, l’univers. Le monde dans lequel évoluent nos personnages est un monde cruel peuplé de bête féroce, ou l’homme tue les hommes.  Un monde cruel, ou la mort est omniprésente, aussi bien chez les antagonistes que chez les protagonistes. Ce monde cruel aux allures de rpg japonais, ne parait jamais factice, jamais comme issus jeu-vidéo, ce qui aurait pu être le cas, sachant que Takahiro est un scénariste de jeu vidéo, l’univers reste globalement cohérent vis-à-vis de lui-même. Encore une fois, c’est un bon point pour le manga.

                Nous sommes sur une œuvre avant tout basé sur le combat, l’affrontement. Donc, déjà, le manga ne souffre pas de la censure, les planches du manga montrent ce que l’auteur voulait montrer sans détour. Savoir que l’œuvre ne souffrira pas de la censure est aussi un bon point, car prouve une liberté artistique et scénaristique évidente, les éditeurs n’ont probablement pas trop contribué à changer l’œuvre. Du fait de l’absence de censure, le manga nous livre des combats brutaux, violent et épic. Le nombre de combat incroyable au sein de l’œuvre est époustouflant. Le sang gicle, les épées se percute dans un rime effréné, les corps dansent un requiem, celui qui échouera finira probablement tuer. Les combats de par leur qualité de combat à mort montrent tout l’enfer de jouer sa vie durant les affrontements, le moindre faux se soldera par la mort. Les combats sont véritablement un plus, réussissant plusieurs fois à me faire lâcher des sourire béat d’excitation durant les affrontements. Ah, les souvenirs de Wave contre l’intégralité du Night Raid, j’en frémis encore d’excitation…

                Mais, que serait un monde de combat, de mort, de guerre, sans une pointe d’amour. Les personnages auront des sentiments évident et expliciter, ces mêmes sentiments joueront un rôle important au sein de l’histoire. De nombreuse personne se sentent souvent déçu lorsqu’il n’y a pas de romance ou qu’un couple évident n’est pas officialiser. Dans notre cas, l’amour jouera une part importante de l’histoire de Tatsumi, qui d’adolescent deviendra un homme. Voir de la romance dans les moments sans affrontements, voire de la romance et des personnages dévoilé leur sentiment dans les moments parfois critique de l’intrigue est incroyable. Je me suis surpris plus d’une fois à vibrer d’excitation et de sourire devant la force des déclarations. C’est pour moi, encore une qualité à l’œuvre, sa gestion de la romance, assez simple, mais diablement efficace.

                Pour finir, la qualité majeure à mon sens, Tatsumi. Tatsumi va évoluer, grandir durant les 15 tomes de la série. C’est un tout, l’adolescent rêveur des premiers chapitres va peu à peu prendre compte de la cruauté, de la précarité de l’existence. Il va grandir évoluer et véritablement, ce ne sera plus un jeune garçon sachant se battre, mais un homme, un assassin, un guerrier aguerris ayant vécus moult aventure, ayant progressé, ayant vécus avant tout. Il développe une sorte d’aura de connaissance, de force, il n’est plus naïf, il est pragmatique et sais sa mission. Il ne peut plus se permettre d’être faible et rigoler, il a des vies sur les bras, son échec signifie l’échec de la révolution. Cette prise d’importance croissante de Tatsumi fait du bien. On a là un récit didactique qui mène Tatsumi de guerrier ordinaire à héros. Rien que pour ce développement incroyable du protagoniste, vous devriez aller lire Red Eyes Sword.

                On peut aussi parler des différents thème abordé au sein de l’histoire, sachant que les deux vision antagonistes étant celle du Night Raid et des Jaeger, la révolution ou la réforme est un thème qui devrait nous parler à nous Français, riche d’une histoire remplis de révolution, entre période de crise et de réforme. Mais, ce n’est pas tout, nous pouvons aussi voir, une critique du colonialisme, du Trans humanisme et plein d’autre. Tant de thème actuel, n’ayant pas de réponse préconstruite à donner, permettant une réflexion personnel de la part du lecteur, pour qu’il se fasse lui aussi sa propre opinion, dans le cas où il souhaiterait hypothétiquement essayer de voir « entre les lignes » et se faire une interprétation artistique de l’œuvre. Mais, bien entendu ce n’est pas quelque chose d’obligé et le manga Red Eyes Sword se suffit en lui-même en tant que divertissement efficace et de qualité.

                Maintenant que nous avons globalement regardé tout ce qui se rapportait au fond, nous pouvons nous concentrer sur la forme. Vous avez vu, toutes les images depuis tout à l’heure et je peux dire, une chose ; c’est réussi.

                Le style est nette, assez classique d’un Shonnen, mais tout en ayant a de nombreuse reprise des planches fourmillant de détails et assez belle. Mais, le style ne fait que s’améliorer tout au long de l’œuvre. Si Au tout début, on ne pouvait pas vraiment dire que c’était très beau, dans les derniers tomes, les dessins sont magnifiques et augmentent la qualité de l’œuvre.  On ressent une vraie patte qui s’affirme, on ressent vraiment un style propre au dessinateur qui apparaît, on passe de quelque d’impersonnelle à personnelle, cette évolution montre que la qualité graphique ne fera qu’augmenter au fur et à mesure des pages. Finalement on en tire un style joli, épuré mais bien assez détaillé pour un Shonnen, personnellement, je n’en attendais pas plus, bien que restant dans un certains cadre classique, les dessins restent très réussis, bien que faisant pâle figure face à Miura (Berserk) ou un Urazawa (Pluto, 20th Century Boy). On est sur des dessins plus détaillé que de nombreuse œuvre du même genre. C’est un bon point en plus incontestablement pour ce manga. De ce fait, les dessins sont un très bon vecteur pour promulguer l’histoire.

                Toujours dans la catégorie graphique, il y a les charadesigns, ils sont soignée et donne à chaque personnage une identité propre. Les charadesigns font une grosse partie de l’histoire, car c’est par les charadesign qu’on découvre un personnage pour la première fois. Ils se doivent de charmer le lecteur au premier coup d’œil. Et dieu merci, les charadesigns sont réussis et permettent d’apprécier encore plus les personnages, encore plus loin, après la psychologie, c’est la plastique des personnages qui est tout à fait appréciable.

                Akame ga Kill reste une œuvre assez classique sur son fond comme sa forme, mais qui se permet plusieurs originalités qui lui permettent d’être candidat au titre de bon œuvre. Ce ne sont pas des innovations originales, ce sont de bonnes idées. Pour ma part, cet œuvre mérite un très grand oui, je suis fan et ce depuis de nombreuse année. C’est donc à titre personnel, en prenant en compte l’originalité de l’œuvre et toute les qualités, de décide de mettre un 15/20, sachant que 20 est une œuvre parfaite et 10 une œuvre moyenne. Red Eyes Sword se permet à mon sens d’être bien assez bien pour mériter cette note de 15 sur 20. Je vous conseille donc fortement d’aller lire cet œuvre.

Labyrinthe

La lumière incandescente du soleil semblait brûler la nature en contrebas. Là, ou les fleurs et la végétation s’épanouissait, le soleil frappait à l’aveugle et finalement, lorsque les feuilles, les pétales, les sépales de ce monde aurait dû être d’une fraicheur d’un vert profond, on aurait dit que l’automne était déjà descendu tant le pourpre et le carmin avait déjà prospéré ici et là !

Au milieu de ce champs de fleur bombardé par le soleil, elle marchait, nue, agressé autant par son existence que le soleil. Que de problème dans son existence, elle plissait les yeux, avançant à tâtons, quasiment aveugle. Elle était perdue, tant dans son corps que dans son esprit. Elle était tombée dans un cercle de souffrance infinis ou les remarques se multipliait et étaient tous les jours plus cinglantes. C’était trop, ce n’était que souffrance, ce n’était que malheur et au bout de ce chemin, seul plus de douleur l’attendra. Elle en était persuadée, convaincue elle-même de ses pensées négative. Son errance perdue dans le nature accentuait le mal être qu’elle ressentait. Elle était déterminée à en finir, à tout laisser tomber, à affronter la belle faucheuse. On pouvait voir cela comme de la faiblesse, mais aussi du courage. Qui étions nous pour comprendre la souffrance de celle-ci.

Quel intérêt à vivre dans un monde où la nature souffrait autant qu’elle elle souffre ? Il n’y avait plus aucun espoir, le monde était condamné et il n’y avait plus aucun espoir, alors, autant en finir ! Se bercer n’avait plus d’illusions, on avait beau lui raconter que n’importe quel seigneur mort tant il voulait la rencontrer, ou qu’elle pourrait trouver toutes les richesses du monde si elle creusait assez. Elle n’y croyait plus, à ces promesses de tous et de n’importe qui. Autant qu’elle n’aura jamais de perle de pluie d’un pays ou il ne pleut pas, un domaine ou l’amour sera roi n’existera jamais.

Plus rien n’avait de sens, car quoi qu’on fasse, elle était condamnée autant que ceux qu’elle connaissait. Vivre la faisait plus souffrir qu’autre chose, alors en finir, fuir, partir, n’était-il pas la meilleure chose à faire ? Fuir jusqu’à ce que ses pieds soient écarlate de souffrance, comme pour expier son seul crime que d’être née dans un monde où le bonheur n’était plus. L’existence l’avait maltraité comme bien des autres et elle ne l’acceptait pas, c’était trop dur, elle était à bout de force, elle était désormais faible, elle voulait s’arrêter, pleurer, tout arrêter.

Elle ne savait même plus pourquoi elle marchait, même le contact des rayons du soleil qui avaient toujours été plus réconfortant qu’autre chose la faisait souffrir. Ainsi, lui aussi était trop violent avec elle. Il n’y avait à ses prunelles vides, plus aucun espoir, tout était terminé : vide.

Elle s’écroula sous le poids de ses remords et du soleil. Alors que sa tête cognait le sol et que des larmes retenues trop longtemps coulaient, ses cheveux descendirent jusqu’à ses yeux, sa chevelure ondulée qui l’avait rendu fier, qui l’avait suivi encore et toujours était toujours là, lui cachant désormais la flaque de ses propres larmes de souffrance. Se collant ici et là, elle n’était plus capable de voir et hurlant de douleur plus dans sa poitrine, elle se releva et se mit à courir jusqu’à ce que ses pieds ne la portassent plus, jusqu’à son ce que son corps abandonnât la partie lui aussi, qu’il acceptât de se rendre et finalement de la laisser dormir pour le restant de sa vie.

Elle était ivre de souffrance et sa course ne s’arrêta pas avant de longs instants. La douleur transformait les gens et elle n’était déjà plus celle qu’elle était. Elle était perdue et ne semblait pas être capable de retrouver son chemin. Elle ne voulait plus souffrir, mais déjà elle s’éloignait de cette envie de ne plus souffrir, souhaitant l’ultime souffrance. Aucune idée, aucune personne ne pouvait la retenir, que ce soit ceux qui l’avait aimé, elle n’en voulait plus de cette existence qu’on lui offert malgré elle.

C’était égoïste, mais elle en avait marre, elle qui avait déjà assez vécue pour les autres, voilà qu’on voulait la forcer à rester pour les autres ? Elle refusait, elle préférait en finir pour elle-même. C’était à ses yeux, la seule chose qu’elle pouvait faire pour elle-même : en finir.

Personne ne pouvait la sauver de cette souffrance qu’elle ressentait, car au final, seul elle-même pouvait se sauver, mais elle ne le voulait pas, ou plutôt, elle ne voulait plus !

Continuant de sombrer dans sa névrose, elle finit par trébucher et se cogna si fort que ses cheveux se décollèrent de ses paupières mouillées. Les yeux mouillant à cause de la douleur, elle releva les yeux et là !

La beauté du monde. Les plantes et fleurs qui semblait auparavant souffrante du soleil n’avaient plus l’air aussi mal en point. Même l’astre solaire s’était lui aussi calmé, le ciel avait perdu sa teinte azur et finalement, un profond orange avait envahi la plaine et bombardait désormais tout sur son passage, elle comprit. Devant cette beauté irréelle, dans un monde qui lui apparaissait quelques secondes auparavant dénuées de vie, elle resta béate quelques secondes. Peut-être bien que ce monde n’eût pas de sens, qu’il faisait souffrir, mais il était néanmoins possible de rayonner infiniment de beauté. Vivre n’était pas sérieux, il ne fallait pas se prendre la tête, mais profité de l’existence, des petites joies et ne pas se noyer sous le flot de souffrance, il fallait réussir à prendre du recul sur sa souffrance. Elle qui folle de douleur s’était baladé telle Eve durant des heures, la peau désormais dardé de coup de soleil que la souffrance était autre part, sur ses genoux qui avaient cogné le sol, contre son dos qui la brûlait. Elle avait mal, mais elle était en vie et n’était-ce pas là au final l’important ?

Elle se releva alors et embrassant le paysage angélique devant elle, d’une voix calme, reposée, voir même libéré elle déclara :

« Il n’y a plus rien ici. »

Car en effet, les mauvaises pensées obscures s’étaient évanouies dans ce crépuscule ardent et la nature qui lui avait parus si morte étincelait comme un joyau qu’elle seule pouvait voir. Au final, il n’y avait plus ni malignité dans cette nature, seul persistait une beauté mystique qui occupait désormais son esprit. Son œil souligné d’un trait noir scrutait désormais ce paysage enchanteur, à la recherche de réponse et même si elle ne les trouvait pas, elle pourrait quand même rester ici loin de l’homme, là ou les rêves sont possible et ou l’espoir renaît. Derrière ce chemin qui semblait perdu, une route était là, elle était l’espoir, infinis et inaltérable, telle une source. Elle s’était perdue, mais pour le mieux, car elle pouvait désormais emprunter un chemin nouveau, libéré de tout. Elle pouvait galvaniser tout recommencer.

Il fallait parfois se perdre pour se retrouver et trébucher pour se relever. Se plaindre et se lamenter ne servait à rien, car il suffisait de relever les yeux pour voir une nouvelle lueur d’espoir. La douleur existait, mais son inverse existait aussi et au final, c’était la joie et le bonheur qu’il fallait poursuivre, même s’il fallait marcher pour l’atteindre. On ne pouvais que se sauver soi-même, mais il fallait des efforts, rien ne s’obtenait sans douleur, ni souffrance, et le bonheur ne faisait pas exception.

Souffrir fait partis de la vie, mais tout le monde souffre, autant que tout le monde aspire au bonheur. Or, seul vous pouvez trouver votre bonheur, peu importais combien vous étiez perdu, vous trouverez toujours un chemin d’espoir et je l’espère, trouverez le bonheur et la joie de simplement observer un paysage enchanteur… Les meilleurs plaisirs sont les plus simples.

Sphinx, 1er octobre 2020

Les Tsundere, pourquoi?

Sauf si vous vivez actuellement dans une grotte ou que vous n’êtes que très peu familiers de l’univers de la Japanimation, je pense que vous devriez déjà avoir entendu au moins une fois dans votre vie, le terme Tsundere…

Depuis plusieurs années déjà, les tsundere ont envahis nos dessins animé japonais préféré et il n’est pas rare du tout d’en retrouver dans de très nombreux anime, peut-être dans trop d’anime, car un certain ras le bol des tsundere a vu le jour, jugé non réaliste, chiante, énervante, inutile et j’en passe… Ainsi,  si nous pouvons le dire comme cela, deux factions sont nées :

-d’un côté ceux qui les déteste, ceux qui en ont ras-le bol, qui n’en peuvent plus, qui avance les arguments exposé plus haut.

-d’un autre côté, il y a ceux qui les adore, qui les trouvent mignonne, agréable à voir, les voyant comme un véritable plus dans ces animes.

Je pourrais en décevoir certain en disant cela, mais à titre personnelle, j’apprécie grandement les tsundere et je mentirai se je ne disais pas que c’était mon style de personnage préféré…

Parce que, il ne faut pas se mentir, les tsundere sont partout depuis des années, d’Evangelion à Angel Beats tout en passant par Nisekoi, plusieurs personnage iconique de la Japanimation sont des tsundere, pour ne citer que les plus connus :

-Chitoge Kirisaki dans Nisekoi

-Makise Kurisu dans Steins Gate

-Taiga de Toradora

-Rin Tohsaka dans la série Fate

-Asuka Langley Soryu de Neon Genesis Evangelion

Mais, avant de pouvoir parler de pourquoi les Tsundere ont envahis l’univers de la Japanimation, il serait intéressant de savoir qu’est-ce qu’une Tsundere ? Pour faire simple, une Tsundere, c’est une fille tsuntsun qui à mesure que le temps passe devient plutôt deredere…

Vous n’avez pas compris ce que j’ai dit, je vais donc reprendre en français, une Tsundere, c’est avant tout un motif de narration, on pourrait dire un cliché, mais cliché, c’est trop négatif, donc, une tsundere, c’ est un personnage, le plus souvent féminin  mais il existe aussi des tsundere homme, qui se comporte de manière violente, agressive, méchante, irrespectueuse, hautaine envers souvent sois le personnage principale, sois très souvent tout le monde sauf sa meilleur amie, mais qui au fur et à mesure de l’histoire, va développer des sentiments pour ce héros principale et qui va devenir plus douce, plus agréable, plus gentille, en gros, elle est transformé par ses sentiments.

Donc, basiquement, la Tsundere, c’est une fille froide qui va devenir amicale après avoir appris à mieux connaître quelqu’un. Soit un comportement compréhensible pour un être humain, tu ne vas pas forcément être ultra pote, comme ça avec quelqu’un que tu viens de rencontrer, surtout au Japon, ou les relations physique, dans le cadre de la simple amitié, sont déjà tabou, donc être familier avec quelqu’un que tu viens de rencontrer, ce n’est pas forcément dans les mœurs.

Donc, il semblerait que le comportement des tsundere, soit un comportement humain normal, qu’on peut trouver dans le Japon moderne, sans forcément crier que ce n’est pas réaliste.

                Maintenant que nous avons définis qu’est-ce qu’une tsundere, nous pouvons désormais voir pourquoi tant de Tsundere. Et la réponse, aussi compliqué qu’elle soit, tiens en une phrase :

Les tsundere, ça plait beaucoup.

Et vu que les tsundere ça plait, c’est comme un cheat-code, si tu mets une tsundere dans ton manga/anime, tu es quand même assuré de faire de l’audience, parce que c’est la théorie de l’offre et de la demande, si personne n’aimait les tsundere, il y aurait de grande chance pour qu’elle soit bien moins répandus, mais au vus de l’appréciation des tsundere, les studio ne sont pas prêt d’arrêter, pourquoi arrêter quelque chose qui marche ? Mais, bien évidemment, mettre une tsundere ne suffis pas à avoir de l’audience, il faut aussi une bonne histoire, un bon développement de personnage, sinon, dieu sait qu’on bouffera encore plus de harem qu’on en a déjà…

Donc, contre-exemple, un anime, avec une Tsundere, en personnage principale en plus, qui n’a pas marché :

Oda Nobuna no Yabou, pour faire simple :Des boobs, des épées, le japon médiévale, règle 63, une tsundere en personnage principale, un pervers pour l’assister, un harem et malgré tous ces éléments qui plaisent, personne au monde ne connaît Oda Nobuna no Yabou, malgré que je trouve cette anime très drôle, ce n’est pas un chef d’oeuvre, loin de là. Les Tsundere sont donc autant quelque chose pouvant marcher que quelque chose casse gueule… très casse gueule, parce que les Tsundere, comme on l’a vu au début, ça peut lasser, malgré que cela plaise.

Donc, nouvelle interrogation, pourquoi les Tsundere plaisent autant ? Là, c’est légèrement plus compliqué à répondre, mais nous pouvons faire un parallèle avec les travaux d’un chercheur, Gérarld Clore, à l’université de l’illinois, ce dernier qui n’en avais de base rien à faire anime et qui il me semble, en a toujours rien à faire des anime. Ces études sont basées sur un modèle, faire regarder des situations à un panel de 338 personnes

Le test qui nous permet de dire pourquoi les tsundere sont autant apprécié se base sur les relations entre deux personnages, A et B et sont basé sur ces relations :

Dans la première situation  A traite B chaleureusement et continue d’être gentil.

Dans la seconde situation  A traite B chaleureusement, mais devient froid.

Dans la troisième situation  A traite B froidement mais devient amical.

Et dans la quatrième situation A traite B froidement et continue d’être froid.

Les résultats du test ont montré que majoritairement, la version de A qui était préféré était celle de la situation 3, tandis que la situation 1, n’est qu’en troisième position. Mais, pourquoi est-ce la situation 3 qui supplante la situation 1, pourquoi ces résultats ?

Il semblerait alors que les résultats que nous pouvons observé ne sont que de la psychologie différentielle et cette psychologie différentielle se démarque par le fait que pendant une relation, si on arrive à faire évoluer celle-ci de manière positive, l’individu ressent un sentiment de bien-être. Cette possibilité de pouvoir changer une relation en difficulté vers une relation stable est préférée par n’importe quel individu, bien avant une relation platonique.

Ainsi donc, l’attirance du public pour les tsundere, ne serait due qu’à la psychologie différentielle ? Je ne pense pas, si nos personnages préféré sont des tsundere et sont aussi attachante, c’est aussi grâce à leur qualité d’écriture, pour reprendre notre exemple d’Oda Nobuna no Yabou, la Tsundere, Nobuna dans cette anime est le personnage le plus apprécié et donc, malgré les défauts de narration évident d’un anime, si une tsundere est bien écrite, un minimum tout de même, elle sera bien reçu…

Mais, il reste que la personnalité agressive et hautaine des tsundere, ne semble pas réaliste. Comme si il n’y avait aucune explication à pourquoi elles sont comme cela, qu’elles sont agressive, parce qu’on a besoin qu’elle soit agressive et qu’elles ne sont des tsundere, que parce que l’anime voulait une tsundere et là je ne suis pas d’accord.

Certes, il existe comme partout de bonne et de mauvaise tsundere, mais, tout ne sont pas forcément mal écrite. Nous allons donc lister pour plusieurs tsundere de pourquoi elles sont bien écrites, pourquoi se sont des tsundere, et essayer de vous montrer que ce ne sont pas juste des tsundere pour être des tsundere et que dans leur histoire, ce qui leur est arrivé, leur vecu au sein même de l’histoire à laquelle elle appartienne, prouve que leur caractère n’as pas juste été collé sur l’image que voulait les otakus, que ce ne sont pas juste des tsundere, parce que le peuple voulait voir des tsundere.

Commençons par une tsundere objectivement très bien écrit, Asuka dans Neon Genesis Evangelion, une jeune fille de 14 ans, qui conduit un robot géant, pour défendre l’humanité. Si Asuka est orgueilleuse, c’est parce qu’elle est l’élite, faisant partis du dernier rempart de l’humanité, une des seule personne capable de le faire. C’est un privilège d’autant plus grand que c’est la seul chose qu’elle sache faire. Et puis, si elle est méchante avec les autres, c’est pour ne pas souffrir, ouvrir son cœur est trop dangereux pour elle, elle vit dans la peur que son passé la rattrape… Si Asuka est déplaisante, c’est parce qu’en se rapprochant des autres, on tend à se faire de plus en plus mal. Et pour contrer cela, Asuka ne se rapproche pas des autres et reste agressive pour ne pas souffrir. Nous possédons l’explication de pourquoi Asuka est comme ça.

Passons maintenant aux Tsundere type Rin Tohsaka et autre fille de bonne famille, on va prendre l’exemple de Rin et puis c’est tout, bien que dans le cas de Chitoge, ça marche aussi et pas besoin de faire redire. Rin, c’est une fille de bonne famille, belle intelligente, doué pour la magie, elle est la descendante de l’illustre lignée des Tohsaka, avec son talent très avancé pour son jeune âge, il est simple pour elle d’avoir une petite couche d’orgueil, qui n’en aurait pas dans ce cas-là ?

Puis, passons à Taiga de Toradora et à peu près de toutes les tsundere de poche comme dirait l’Ermite, des tsundere insupportable si on écoute les autres, mais moi, je ne suis pas d’accord,  il y a une explication à ces petites tsundere agressive et l’explication la plus probable, se serait les complexes. Et ouais, qui n’a jamais pensé que si Taiga gueulait autant, c’était pour compenser sa toute petite taille. Il y a de quoi se sentir complexer, parce que Taiga est toute petite et pour ne pas se faire marcher sur les pieds, gueuler un bon coup, pour se faire respecter est plus compréhensible dans ce scénario, de plus, tout du long de Toradora, on aura vu une taiga complexer par sa taille, le fait qu’elle compense sa petite taille par son caractère agressif et hautain n’est donc pas ridicule.

 Quand à cacher ses sentiments par la violence verbale et physique, ce que beaucoup de tsundere font, l’explication la plus simple se serait la peur d’avouer leur sentiment. Même dans le monde réel, avouer ses sentiments n’est pas une partie de plaisir et encore moins dans la fiction, la peur d’être rejeté, la non compréhension de ses sentiments, et caetera, compenser des sentiments par la violence est en quelque sorte, une façon d’extériorisé ses sentiments et de peut-être les renier un peu des sentiments qu’elles n’arrivent pas à comprendre. Ainsi, la violence est compréhensible et pas forcément stupide…

Ainsi donc, nous avons vu que les tsundere sont des personnages qui ne sont pas forcément mal écrit et qui peuvent se suffire à elle-même, n’étant pas juste des tsundere, parce qu’on a envie de voir des tsundere, certaine tsundere sont donc des personnages justifié par leur histoire et leur vécu. Nous avons aussi vu que les tsundere sont quelque chose de casse gueule et il est très simple de se casser la gueule et de se foirer complètement, mais c’est aussi difficile de réussir à faire un personnage qui sera apprécié. Et malgré qu’elle puisse être gênante ou chiante, notre inconscient nous invite à les aimer encore, parce que le fait de voir évoluer ces filles agressive et violente nous donne un profond sentiment de bonheur. Et qui sais, un jour peut-être que les tsundere feront l’unanimité…