Je ne vais pas répondre à cette question, parce que je vais juste vous motiver à simplement aller lire le manga, si vous voulez mon véritable avis, faudra patienter les moches!
Red Eyes Sword | Akame ga Kill présentation:
Quel manga à autant fait parler de lui dans les années 2014 en France que Red Eyes Sword ? Scénarisé par Takahiro et dessiné par Tetsuya Tashiro. C’est un manga initialement publié chez Square Enix au Japon, c’est Kurokawa qui nous fait le plaisir de le licencier dans nos vertes contrés. A la frontière entre le Shonnen et le Seinen, Akame ga Kill- Red Eyes Sword est une œuvre tout à fait superbe dans l’industrie du manga au pays du soleil levant.
L’histoire débute avant Takumi et ses deux amis Ieyasu et Sayo, un groupe de jeune gens issu des compagnes, ils rêvent de faire fortune à la capitale en devenant des soldats pour le bien de leur Empire ! Mais, ils découvriront un environnement corrompus, ou le mal règne. Rapidement, Takumi est séparé de ses amis, lorsqu’il les retrouvera, ceux-ci auront été torturé à mort des nobles de la capitale. En même temps que cette funeste découverte, Tatsumi sera témoin de l’attaque du Night Raid sur la demeure des dits-noble, le Night Raid est un groupe d’assassin cherché dans toute la capitale. Tatsumi finira par exécuter l’assassin de feu ses compagnons de voyage avant de rejoindre le Night Raid, avec une envie, venger véritablement ses amis et combattre l’Empire à la racine du problème, l’Empereur. Enfin, l’Empereur n’est qu’un homme de paille, un simple pantin, un enfant manipulé par le véritable dirigeant de ce pays, le Premier Ministre Honest, un homme cruel et impitoyable, c’est lui le véritable coupable de tous les maux de la capitale. Commence ici la quête de Tatsumi et ses nouveaux camarades du Night Raid, prêt à renverser le régime en place pour instaurer un régime juste et équitable.
Personnellement, je trouve que Red Eyes Sword est une œuvre très bonne à bien des égards. Et je le tiens en très haute estime dans mon cœur et cela, parce que de nombreuses qualités jonchent cette œuvre.
Les personnages sont tous différent, qu’ils soient issus des protagonistes ou des antagonistes et tous s’inscrivent dans une logique bien définis qui n’est pas manichéenne, ce qu’on pouvait redouter suite à la lecture du synopsis. Tout d’abord les personnages, outre le Night Raid qui est un groupe d’assassin, certes qui se bat pour le bien, il ne faut pas oublier que ce sont des criminelles qui assassinent, trahissent, tuent sans états d’âme pour le bien de la nation. Je peux, on ne peut pas les mettre innocemment dans le groupe des gentils ou des méchants, leurs motivations sont admirables, mais leurs méthodes sont cruelles. A l’intérieur même du Night Raid, se trouve de nombreux personnage tous très différent, entre Bulat, le quasi grand-frère ultra viril, Akame, l’épéiste émérite, paraissant froide mais cachant un cœur tendre… Tous les personnages du Night Raid sont des personnes capable et différent les uns des autres. D’un autre côté, les antagonistes du Night Raid, du côté de l’Empire, les Jaeger sont dans exactement le même cas et ne sont pas tous des monstres cruels et assoiffés de sang. Chacun à des motivations qui leur sont propre et encore une fois, ce n’est pas une lutte manichéenne. Car même si le Night Raid cherche à changer les choses de l’extérieur, les Jaeger et certains de leur membre, cherchent eux à réformer l’Empire de l’intérieur, c’est le cas par exemple de Ran. Bref, les personnages sont un gros point fort.
Pour rester globalement dans le thème des personnages, il est, je pense, plutôt important de parler des personnages féminin, car malgré que nous soyons dans un cas très classique de Shonnen et malgré la tendance des auteurs à peut-être dévêtir ses personnages féminin et même si c’est le cas ici, le fan service et même la nudité est très bien gérer et je n’ai pas de souvenir d’une fois ou la nudité m’est frustré et fait sortir de l’histoire. Même lorsque nudité partielle il y a, cela s’inscrit toujours dans une logique et non pas dans la volonté absurde de montré des filles dévêtus juste parce que ça fait vendre et que le public sera heureux après (bon après, lorsqu’il y a nudité, ça fait aussi évidemment plaisir au lecteur). Et dans ce cas-là, les personnages féminin sont fort, pour la majorité, elles sont même plus forte que les hommes. Par exemple, Esdeath et Akame sont tout bonnement incroyablement forte et certains autres personnages font pâle figure par rapport à elle. Et c’est magique, un manga destiné à un public majoritairement adolescent et masculin qui se permet de mettre des femmes puissantes, c’est une petite bouchée d’air frais dans un genre ou la masculinité règne.
Autre point fort de l’œuvre, l’univers. Le monde dans lequel évoluent nos personnages est un monde cruel peuplé de bête féroce, ou l’homme tue les hommes. Un monde cruel, ou la mort est omniprésente, aussi bien chez les antagonistes que chez les protagonistes. Ce monde cruel aux allures de rpg japonais, ne parait jamais factice, jamais comme issus jeu-vidéo, ce qui aurait pu être le cas, sachant que Takahiro est un scénariste de jeu vidéo, l’univers reste globalement cohérent vis-à-vis de lui-même. Encore une fois, c’est un bon point pour le manga.
Nous sommes sur une œuvre avant tout basé sur le combat, l’affrontement. Donc, déjà, le manga ne souffre pas de la censure, les planches du manga montrent ce que l’auteur voulait montrer sans détour. Savoir que l’œuvre ne souffrira pas de la censure est aussi un bon point, car prouve une liberté artistique et scénaristique évidente, les éditeurs n’ont probablement pas trop contribué à changer l’œuvre. Du fait de l’absence de censure, le manga nous livre des combats brutaux, violent et épic. Le nombre de combat incroyable au sein de l’œuvre est époustouflant. Le sang gicle, les épées se percute dans un rime effréné, les corps dansent un requiem, celui qui échouera finira probablement tuer. Les combats de par leur qualité de combat à mort montrent tout l’enfer de jouer sa vie durant les affrontements, le moindre faux se soldera par la mort. Les combats sont véritablement un plus, réussissant plusieurs fois à me faire lâcher des sourire béat d’excitation durant les affrontements. Ah, les souvenirs de Wave contre l’intégralité du Night Raid, j’en frémis encore d’excitation…
Mais, que serait un monde de combat, de mort, de guerre, sans une pointe d’amour. Les personnages auront des sentiments évident et expliciter, ces mêmes sentiments joueront un rôle important au sein de l’histoire. De nombreuse personne se sentent souvent déçu lorsqu’il n’y a pas de romance ou qu’un couple évident n’est pas officialiser. Dans notre cas, l’amour jouera une part importante de l’histoire de Tatsumi, qui d’adolescent deviendra un homme. Voir de la romance dans les moments sans affrontements, voire de la romance et des personnages dévoilé leur sentiment dans les moments parfois critique de l’intrigue est incroyable. Je me suis surpris plus d’une fois à vibrer d’excitation et de sourire devant la force des déclarations. C’est pour moi, encore une qualité à l’œuvre, sa gestion de la romance, assez simple, mais diablement efficace.
Pour finir, la qualité majeure à mon sens, Tatsumi. Tatsumi va évoluer, grandir durant les 15 tomes de la série. C’est un tout, l’adolescent rêveur des premiers chapitres va peu à peu prendre compte de la cruauté, de la précarité de l’existence. Il va grandir évoluer et véritablement, ce ne sera plus un jeune garçon sachant se battre, mais un homme, un assassin, un guerrier aguerris ayant vécus moult aventure, ayant progressé, ayant vécus avant tout. Il développe une sorte d’aura de connaissance, de force, il n’est plus naïf, il est pragmatique et sais sa mission. Il ne peut plus se permettre d’être faible et rigoler, il a des vies sur les bras, son échec signifie l’échec de la révolution. Cette prise d’importance croissante de Tatsumi fait du bien. On a là un récit didactique qui mène Tatsumi de guerrier ordinaire à héros. Rien que pour ce développement incroyable du protagoniste, vous devriez aller lire Red Eyes Sword.
On peut aussi parler des différents thème abordé au sein de l’histoire, sachant que les deux vision antagonistes étant celle du Night Raid et des Jaeger, la révolution ou la réforme est un thème qui devrait nous parler à nous Français, riche d’une histoire remplis de révolution, entre période de crise et de réforme. Mais, ce n’est pas tout, nous pouvons aussi voir, une critique du colonialisme, du Trans humanisme et plein d’autre. Tant de thème actuel, n’ayant pas de réponse préconstruite à donner, permettant une réflexion personnel de la part du lecteur, pour qu’il se fasse lui aussi sa propre opinion, dans le cas où il souhaiterait hypothétiquement essayer de voir « entre les lignes » et se faire une interprétation artistique de l’œuvre. Mais, bien entendu ce n’est pas quelque chose d’obligé et le manga Red Eyes Sword se suffit en lui-même en tant que divertissement efficace et de qualité.
Maintenant que nous avons globalement regardé tout ce qui se rapportait au fond, nous pouvons nous concentrer sur la forme. Vous avez vu, toutes les images depuis tout à l’heure et je peux dire, une chose ; c’est réussi.
Le style est nette, assez classique d’un Shonnen, mais tout en ayant a de nombreuse reprise des planches fourmillant de détails et assez belle. Mais, le style ne fait que s’améliorer tout au long de l’œuvre. Si Au tout début, on ne pouvait pas vraiment dire que c’était très beau, dans les derniers tomes, les dessins sont magnifiques et augmentent la qualité de l’œuvre. On ressent une vraie patte qui s’affirme, on ressent vraiment un style propre au dessinateur qui apparaît, on passe de quelque d’impersonnelle à personnelle, cette évolution montre que la qualité graphique ne fera qu’augmenter au fur et à mesure des pages. Finalement on en tire un style joli, épuré mais bien assez détaillé pour un Shonnen, personnellement, je n’en attendais pas plus, bien que restant dans un certains cadre classique, les dessins restent très réussis, bien que faisant pâle figure face à Miura (Berserk) ou un Urazawa (Pluto, 20th Century Boy). On est sur des dessins plus détaillé que de nombreuse œuvre du même genre. C’est un bon point en plus incontestablement pour ce manga. De ce fait, les dessins sont un très bon vecteur pour promulguer l’histoire.
Toujours dans la catégorie graphique, il y a les charadesigns, ils sont soignée et donne à chaque personnage une identité propre. Les charadesigns font une grosse partie de l’histoire, car c’est par les charadesign qu’on découvre un personnage pour la première fois. Ils se doivent de charmer le lecteur au premier coup d’œil. Et dieu merci, les charadesigns sont réussis et permettent d’apprécier encore plus les personnages, encore plus loin, après la psychologie, c’est la plastique des personnages qui est tout à fait appréciable.
Akame ga Kill reste une œuvre assez classique sur son fond comme sa forme, mais qui se permet plusieurs originalités qui lui permettent d’être candidat au titre de bon œuvre. Ce ne sont pas des innovations originales, ce sont de bonnes idées. Pour ma part, cet œuvre mérite un très grand oui, je suis fan et ce depuis de nombreuse année. C’est donc à titre personnel, en prenant en compte l’originalité de l’œuvre et toute les qualités, de décide de mettre un 15/20, sachant que 20 est une œuvre parfaite et 10 une œuvre moyenne. Red Eyes Sword se permet à mon sens d’être bien assez bien pour mériter cette note de 15 sur 20. Je vous conseille donc fortement d’aller lire cet œuvre.